"Mourir pour quelques gravats"

Publié le par Lempdes Avenir

"Mourir pour quelques gravats"

"Le lundi 5 aout dernier en fin de soirée,le Maire de Signes petite ville du Var de 3000 habitants intervient personnellement pour empêcher un dépôt sauvage de gravats sur sa commune. Le camion démarre et tue notre Collègue Maire. Il se nommait Jean Mathieu Signes et il est mort dans l'exercice de ses fonctions. Quelques jours plus tard, le 9 août pas très loin de chez nous, à quelques kilomètres de Lempdes, un élu de la commune de Saint Myon 3(à habitants est attaqué et blessé à l'aide d'un couteau alors qu'il venait lui rendre visite. Pourtant, il venait en compagnie du Maire  lui apporter une aide de la commune là aussi dans le cadre des ses fonctions.

Un peu partout des témoignages d'élus municipaux montrent une recrudescences des violences verbales heureusement les plus fréquentes ou physiques et cela un peu partout sur le territoire français.

Au delà de l'hommage que je pense unanime qu'il faut rendre au travail des milliers d'élus communaux dont la plupart sont bénévoles et qui réalisent un travail formidable au service de leurs concitoyens avec beaucoup d'abnégation ces différents faits posent la question de la violence au quotidien.

Il est vrai que ce n'est pas nouveau, je me souviens de la tuerie de Nanterre où un forcené a abattu avec une arme à feu 8 élus en plein conseil municipal et cela en 2002. Il était tout simplement pas satisfait d'une décision de la ville. Toutefois cette montée de violence contre des élus de la république a de quoi inquiéter d'autant plus qu'ils étaient relativement épargnés jusque là.

Enseignants, pompiers, personnels soignants  forces de l'ordre doivent faire face  également à cette montée de violence alors qu'eux aussi ils œuvrent au quotidien pour les autres dans des missions de service public.

Il est compliqué de vouloir expliquer cette évolution.Toutefois l'individualisme de notre société, la faiblesse de la réponse pénale par une institution judiciaire exsangue entraînant un sentiment d'impunité, le respect qui n 'est plus une valeur centrale de notre société, l’attitude des certains personnages publics refusant de condamner ces violences voire même de les légitimer, sont évidemment des éléments qui peuvent être avancés mais dont la liste n'est pas exhaustive.

Alors soyons claires, nous devons d'une part condamner sans équivoques aucune toute forme de violence et d'autre part renouveler sans cesse notre soutien d'élus de la république et de citoyens à nos pompiers, personnels soignants, enseignants,  force de l'ordre et élus victimes d'acte de violence

Ils sont des piliers de la république de notre république.

Sincèrement"

Mr Le maire de Lempdes H. Gisselbrecht

Edito de septembre 2019 , Lempdes magazine

 

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